Les politiques ne contrôlent pas Internet... et ça les désole !

Publié le par Denis

En soutient à mes confrères autrement mieux structurés que l'Initiative Claude Gohin, et aussi parce que la liberté de la presse, c'est aussi de la culture, j'ai décidé de vous proposer ce jour le texte intégrale du communiqué du Geste (Groupement des Editeurs de Service en Ligne).

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Et ci-dessous une vidéo où l'on entend l'opinion de Jean-François Copé (suite à l'Affaire Hortefeux de l'année dernière) au sujet d'Internet... édifiant et toujours d'actualité.

Texte repris du site "Rue89"

C'est un vrai ras-le-bol : les éditeurs de services en ligne, rassemblés depuis 1987 au sein du Geste, ont publié jeudi un communiqué dans lequel ils s'indignent des attaques portées contre eux, et plus généralement contre Internet, par « de nombreuses personnalités politiques ».

Rue89 (qui fait partie du Geste) le notait mercredi dans un article sur Mediapart (qui n'est pas membre du Geste). Nous publions l'intégralité du communiqué du Geste, qui regroupe 123 membres aussi divers que Radio France, Paypal, PMU, Le Figaro…

Non, nous ne sommes pas des irresponsables

Depuis quelques jours, les éditeurs de presse en ligne, et Internet d'une manière générale, font, dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt, l'objet de violentes attaques de la part de nombreuses personnalités politiques. Ces agressions tendent à décrédibiliser notre profession en nous faisant passer pour des irresponsables, colporteurs de ragots, bien loin de la réalité d'une profession organisée et parfaitement responsable.

L'éditeur de presse en ligne est en premier lieu un éditeur de presse

Internet devenu un mode de communication incontournable, les éditeurs de presse n'ont eu d'autre choix que de se l'approprier, non pas en tant que nouvel Eldorado mais en tant que nouveau canal de diffusion.

Cette mutation s'est accompagnée de nouveaux usages et de nouvelles manières de travailler, sans pour autant dispenser les éditeurs de leur devoir de respect des règles juridiques préexistantes et applicables en ligne.

Rappelons qu'Internet n'a jamais été une zone de non droit, les éditeurs de presse, eux, ont toujours milité pour un exercice responsable de leur métier, que ce soit par le biais de l'autorégulation ou par des actions ayant permis d'obtenir notamment la création en 2009, d'un statut d'éditeur de presse en ligne.

L'exercice d'une activité en ligne ne dégage les éditeurs de presse d'aucune responsabilité incombant à un éditeur de presse traditionnelle. De la même manière, ils disposent des mêmes droits, le droit à l'information et la liberté d'expression étant également pleinement applicables en ligne.

Enfin, la majorité des sites de presse en ligne emploient des journalistes, pour la plupart issus de la presse traditionnelle, également conscients des devoirs et des droits dont ils bénéficient sans considération du support.

Internet bénéficierait-il d'un régime de défaveur ?

Force est de constater que toute révélation par la presse d'« affaires » touchant le milieu politique s'accompagne presque instantanément d'une critique acerbe de la part des principaux mis en cause, ne visant non pas le contenu publié mais le contenant.

Si ces critiques restent, en général, tempérées lorsqu'il s'agit de médias traditionnels, le droit de répondre et de se défendre, dont jouit tout individu, se mue systématiquement en une diatribe contre Internet, et tout particulièrement contre les sites d'informations, lorsqu'une telle information est publiée en ligne. Cette hostilité des politiques envers le principal moyen de communication utilisé dans le monde n'a d'équivalent que leur incompréhension face à cette technologie.

L'utilisation de termes aussi graves que « méthodes fascistes » ou « presse des années 30 » injurie et jette le discrédit sur une profession entière au seul prétexte qu'elle exercerait son activité en ligne.

Chaque jour, près de 15 millions de Français s'informent via la presse en ligne. Les politiques ne peuvent aujourd'hui se contenter de mépriser notre profession au prétexte qu'elle ne donnerait pas les informations que ceux-ci souhaitent diffuser.

Voici ci-dessous une vidéo toujours d'actualité concernant l'opinion d'un des hommes politique majeur aujourd'hui (et peut-être demain ?)

 


A bientôt, ici ou ailleurs

-Denis-

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